17.08.2011

Quand les gens les plus fous nous font la vie plus douce (...)

Nous voilà donc de retour de Londres. J'ai adoré la ville, les monuments, la gentillesse des gens, la nourriture (si si si), et je ne l'ai quitté qu'avec un pincement au coeur. Et des douleurs dans les fesses, car l'Eurostar, c'est pratique mais c'est sommaire...

Enfin, j'ai profité de mon séjour Outre-Manche pour lire Tante Mame de Patrick Dennis. images?q=tbn:ANd9GcRfWEL-5EkdfopUnvAlppA215MAxUahbYRc_TaSZy7tw_VFp2C7VwAvec ce bandeau pas du tout accrocheur " Tante Mame est la charmante dingue qu'on voudrait dans la famille".

J'ai découvert dans la préface qu'il s'agit d'un classique de la littérature américaine des années 50, plusieurs fois adapté au cinéma et joué à Broadway.

L'histoire : Patrick a dix ans lorsqu'il perd son père (sa mère est morte en couche). Dans son testament, son père demandait à ce que sa soeur s'occupe de son fils, en lui donnant une éducation traditionnelle.

C'était sans compter sur la personnalité de ladite tante, plus portée sur les déguisements, soirées mondaines et avec une vie tourbillonnante, que sur l'éducation d'un enfant.

Mais Tante Mame, si elle traverse des crises, financières et personnelles, les éponge vite faite, les balaie du revers de la main et va de l'avant. Telle un chat, elle retombe toujours sur ses pattes et suit de près l'éducation pas du tout traditionnelle de son neveu. Le livre se termine quand celui-ci est père de famille. Mais Tante Mame a toujours dans les 40 ans.

Ce que j'en ai pensé : J'ai adoré. La personnalité de Tante Mame, sa capacité à rebondir face à l'adversité, son sens de l'a-propos, mais aussi son sens de la comédie quand il s'agit de protèger son neveu.

Patrick arrive à faire la part des choses entre le comportement exubérant de sa tante et ce que lui est. Plusieurs fois il se retrouve à être l'adulte face à sa tante.

Je dirai que ce livre prône l'insertion dans nos vies d'un petit grain de folie qui finalement rendrait la vie plus douce...

10.08.2011

Quand ma 100ème note a eu goût amer...

Et oui, cette note est (enfin ou déjà) la 100ème que je poste ici. Le temps passe vite n'est ce pas ? Merci en tout cas à celles et ceux qui me suivent :-).

Mais elle a un goût bizarre. Je sais de quoi je veux vous parler et ce dont je vais vous parler, je le sais depuis que j'ai terminé le livre en question. Le timing était parfait, je postais aujourd'hui je partais demain. Les plans sont peut être en train de changer. Pourquoi ? Parce que la ville où je dois / devais aller c'est Londres et qu'en l'espèce, il est difficile de se faire une idée de savoir si partir est une bonne idée ou pas.

Bref, revenons à nos moutons, je m'égare !

images?q=tbn:ANd9GcTAOlHJOn0fx77aTueL-hDL1y81xWRGRvrLFapFSFzldNqAZ87WNGMtq7G6Enfin, à nos pintades plutôt !

Quand j'ai commencé ce livre, j'avais lu à outrance les guides, épluché les forums du routard. Bref, Londres je n'en pouvais plus, et je m'étais dit que ce livre serait une façon ludique de me cultiver, de préparer mon voyage, et de me familiairiser à nouveau avec ces drôles de volatiles que sont les british pintades.

Et là, je suis tombée sous le charme : c'est lèger, bien écrit, marrant, on apprend des choses, on note des adresses, etc.

Je pense que certains traits sont soulignés à outrance, et on se demande comment l'auteur connait toutes ces super copines qui l'emmène dans des endroits plus sélects et private les uns que les autres, mais le charme opère.

Il y a de grandes chances que je ne me cantonne pas au seul volume londonien...

08.08.2011

Quand je pique les cadeaux que je fais...

Oui je sais, ce n'est pas bien. Et d'ailleurs, demandons-nous tous ensemble : ce cadeau, je l'ai fait pour pouvoir le lire, ou je l'ai lu parce que je l'ai fait ?

Ah ben oui, jus de cerveau du lundi matin :-).

Bref.

Pour remercier mon père de m'avoir aidé (euphémisme pour dire d'avoir été exploité) lors de mon aménagement, je lui ai offert 4 BD. Une saga quoi.

Il était une fois en France ça s'appelle. Je vous mets le lien, c'est plus simple que coller les quatre images. Vous avez vu ce que ça donnait pour Edimbourg, la mise en page c'est pas tout à fait ça...

L'histoire : on suit la construction d'un empire dans le métal dans les heures les plus glorieuses de la France. Enfin, de l'Europe même. Parce qu'en fait, tout commence lors d'un pogrom quand Joseph, personnage principal sauve celle qui deviendra sa femme. La sauve de quoi ? Ben du pogrom. A ce moment là, ils ne sont qu'enfants. Ils émigrent ensuite France, où Joseph devient ferrailleur. Il est malin, analphabète, mais disons qu'il a un sens des affaires très très très développé (et opportuniste). Parce que le Joseph, il identifiait très très bien où était son intérêt et savait reprendre ses billes (auprès des Allemands) pour les investir (auprès de la Résistance) quand le vent tourne.

Et oui, le fer, dans les années 40, c'est un peu le nerf de la guerre (jeu de mots pourri mais ô combien approprié).

Ce que j'en ai pensé : ce qu'il faut savoir c'est que c'est tiré d'une histoire vraie. J'ai bien aimé cette saga qui raconte des choses horribles sur la nature humaine; mais au final, même si Joseph manipule tout le monde, il fait ce qu'il fait depuis qu'il est petit, il survit. Il tire son épingle du jeu en faisant ce qu'il a toujours fait, ferrailleur.

J'aime beaucoup découvrir ces petits bouts d'histoire de l'Histoire. Il donne plus d'humanité et de réalités aux événements je trouve.

Et puis, ça change, non de lire un peu de BD ?